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Votre comptabilité sous algorithme.
La vérification informatisée L47A est aujourd'hui l'outil de contrôle le plus redoutable de l'administration fiscale. En quelques heures, elle interroge l'intégralité de vos données comptables, détecte les anomalies, reconstitue des bases taxables — et fonde des redressements.
Nous sommes l'un des rares cabinets à maîtriser ce terrain avec la même précision technique qu'elle l'utilise.
LA PROCÉDURE
La L47A, c'est quoi exactement ?
L'article L47A du Livre des Procédures Fiscales autorise l'administration fiscale, dès le premier jour d'une vérification de comptabilité, à exiger la remise de votre Fichier des Écritures Comptables et à effectuer des traitements informatiques directement sur vos données.
Ce que ça signifie concrètement : elle ne lit plus votre comptabilité. Elle l'interroge.
Le FEC contient l'intégralité de vos écritures — chaque débit, chaque crédit, chaque pièce justificative référencée, chaque mouvement de trésorerie. C'est une radiographie complète de votre activité. Et les résultats de ces traitements peuvent fonder un redressement directement, sans que vous ayez nécessairement conscience de ce que le fichier révèle.
Ce qui rend cette procédure particulièrement redoutable, c'est sa rapidité et sa systématisation. En quelques heures de traitement automatisé, l'administration peut détecter ce qu'un contrôle classique aurait mis des semaines à trouver — ou n'aurait jamais trouvé.
La défense sur ce terrain n'est pas qu'une question de droit fiscal. C'est une question de maîtrise des données.
CE QUE L'ADMINISTRATION CHERCHE
Ce que l'administration cherche dans vos données.
L'administration applique des traitements standardisés sur chaque FEC qu'elle reçoit. Six tests reviennent de manière quasi systématique.
L'intégrité du fichier. Elle vérifie la continuité de numérotation des écritures, l'absence de suppressions ou modifications a posteriori, la cohérence des dates de saisie. Un saut de numérotation suffit à déclencher une analyse approfondie.
La cohérence TVA / CA. Elle recroupe systématiquement le chiffre d'affaires comptabilisé, les déclarations TVA soumises et les flux effectivement encaissés. Un écart — même faible — ouvre une ligne d'investigation.
La reconstitution par encaissements. Elle isole les flux créditeurs bancaires enregistrés dans le FEC et les compare au chiffre d'affaires déclaré. C'est la méthode la plus utilisée pour les activités à forte proportion de règlements directs. Et la plus sujette à erreur méthodologique de sa part.
Les comptes de charges. Elle détecte les écritures sans pièce justificative référencée, les charges en montants ronds récurrents, les déductions hors normes sectorielles.
Les comptes de tiers. Elle analyse les soldes clients et fournisseurs anormaux, les compensations inhabituelles, les opérations circulaires.
Les ratios sectoriels. Elle compare vos marges, taux de TVA apparents et ratios de charges aux bases statistiques de la DGFiP par code APE. Un ratio hors norme ne prouve rien — mais il ouvre systématiquement un questionnement.
La plupart de ces signaux ont une explication légitime. Le problème : sans quelqu'un capable de contextualiser, l'algorithme ne fait pas la différence.
NOTRE APPROCHE
Défendre un contrôle L47A demande deux expertises simultanées.
La vérification informatisée ne se défend pas avec le droit seul. Elle se défend avec une maîtrise réelle des données comptables combinée à une expertise fiscale pointue. Peu de cabinets réunissent les deux.
Audit préventif du FEC. Avant ou dès réception de l'avis de vérification, nous analysons votre fichier comme le ferait l'administration. Nous identifions les anomalies, les incohérences, et nous anticipons les points d'attaque probables avant qu'ils soient soulevés. Ne jamais remettre un FEC sans l'avoir audité est la première règle.
Contre-rapport technique. Face à des redressements fondés sur des traitements informatiques, nous produisons une analyse contradictoire point par point. Nous contestons la méthode, les paramètres, les hypothèses — et le périmètre retenu. Une reconstitution par encaissements inclut souvent des flux qui ne sont pas du chiffre d'affaires. C'est là que se jouent les montants.
Défense juridique et fiscale. Nous articulons l'argumentaire technique avec les fondements juridiques — procédure, délais, droits du contribuable, irrégularités éventuelles du contrôle lui-même. Une proposition de rectification L47A mal motivée est une opportunité procédurale. Elle doit être identifiée.
Négociation du règlement d'ensemble. Quand le rapport de force le justifie, nous construisons une stratégie de règlement global avec l'administration — pour éviter un contentieux long et aléatoire, et sécuriser le résultat pour l'entreprise.
DIFFÉRENCIATION
Un profil que peu de cabinets peuvent réunir.
La vérification informatisée ne se défend pas avec le droit seul. Elle se défend avec une maîtrise réelle des données comptables — ce que maîtrise un expert-comptable — combinée à une expertise fiscale pointue — ce que maîtrise un spécialiste du contrôle fiscal.
HR Associés réunit ces deux dimensions dans un même cabinet. Nous lisons un FEC comme l'administration le lit. Nous savons ce qu'elle cherche. Nous savons comment ses traitements peuvent dériver. Et nous savons construire la réponse contradictoire qui tient la route — techniquement et juridiquement.
Ce n'est pas une posture. C'est le résultat de dossiers traités, de redressements contestés, et d'une veille permanente sur les pratiques de la DGFiP en matière de traitement informatisé.
La réforme de la facturation électronique va intensifier ces procédures de manière significative. Dès septembre 2026, les flux B2B remontent en temps réel à la DGFiP. L'administration disposera de données structurées en continu, sans attendre un contrôle. Les dossiers volumineux — plusieurs milliers d'écritures, flux multi-sociétés, opérations complexes — ne pourront plus être vérifiés autrement que par traitement algorithmique. La L47A va devenir le standard.
Ceux qui se préparent aujourd'hui ne subiront pas demain.
Vous faites face à une vérification informatisée ?
Ne laissez pas l'administration analyser vos données sans contre-expertise.